Un peu d’histoire…

Une longue tige articulée, un abat jour en forme de bonnet, un socle se calant parfaitement dans les angles, voici l’Anglepoise, qui comme son nom l’indique en anglais signifie posé dans l’angle. On doit cette invention à un ingénieur anglais dénommé Georges Carwardine. Pour dessiner il avait besoin d’un éclairage direct sur sa feuille. Il mit donc au point une lampe articulée dont la souplesse était comparable à celle d’un bras humain, les ressorts jouant le rôle des muscles. En 1934 il déposa le brevet. L’Anglepoise venait de naître. L’Anglepoise est dotée d’un pied en acier, d’un bras en laiton et d’un abat jour en aluminium.

Fait à la main en Angleterre, ce luminaire est l’illustration type du design fonctionnel des années 30. Elle servit de référence à toute une génération de lampe articulées. La Luxo, du Norvégien Jacob Jacobsen créée en 1937, la lampe Tizio de Richar Sapper de 1972 jusqu’aux lampes d’architectes contemporaines.
Dans les années 2000, l’anglepoise fut redessinée par Kenneth Grange, l’auteur du fameux taxi londonien et du Kodak Instamatic, et fut par la même occasion rebaptisée Type 3.

Elle existe aujourd’hui en version géante, d’où son nom Giant. Un hommage à l’écrivain Roald Dahl, l’auteur de Charlie et la chocolaterie qui, en bon british, a écrit toutes ses lignes à la lumière de l’Anglepoise. Cette Anglepoise géante a servi d’abord pour le musée qui lui est consacré. Puis, face au succès qu’elle a déclenché, son éditeur Terry a décidé de la commercialiser. Le cinéaste américain Tim Burton l’a acheté en 2004 pour une valeur de 4000 livres sterlings.

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